mardi 23 avril 2013

Table de Seguin 1 - fabrication maison

   La 1ère table de Seguin est présentée quand l'enfant est déjà familiarisé avec le système décimal. Le but est de connaître les symboles de 11 à 19. Mais je parlerai un peu plus tard de la première présentation et de son utilisation...


   La grande question quand il faut introduire un nouveau matériel est toujours la même : est-ce que je peux le faire moi-même ou est-ce que je vais devoir l'acheter ? Pour les tables de Seguin, j'ai vite choisi la première option -surtout que j'avais à disposition une petite bibliothèque inutilisable qui n'attendait que d'être démontée ! Je ne suis pas grande bricoleuse (et nous n'avons pas beaucoup d'outils) alors notre table de Seguin n'est pas exactement la même que celle que l'on peut trouver dans une boutique (voir photo) mais elle convient très bien et plaît beaucoup à Grand Souriceau :


   La première grosse différence est que ma table de Seguin tient sur une planche et non sur deux. L'espace entre les deux colonnes permet de faire une séparation nette. Je n'ai pas mis non plus de petits tasseaux entre chaque nombre, encore une fois juste des espacements. Pour que l'ensemble du matériel soit à portée de main (sans avoir besoin d'aller chercher une boîte contenant les chiffres) j'ai collé une petite pochette en bas à droite où sont rangées des étiquettes plastifiées numérotées de 1 à 9. Enfin -ça c'est un rajout par rapport à la table originale- j'ai mis une barre d'auto-correction en bas. Cette version me plait bien et permet à Grand Souriceau de travailler en parfaite autonomie.
   Voici quelques détails, si l'envie vous prend de réaliser la même table de Seguin : 

 Les neuf "10"


   Je les ai fait sur ordinateur (sous Word, police "cursive standard") puis je les ai imprimés, découpés, positionnés et enfin collés (avec du vernis-colle, au pinceau).

Les chiffres, l'auto-correction, les pochettes


   Dans une pochette à plastifier, j'ai placé mes neuf chiffres (police "cursive standard -en faisant attention de respecter la taille, qui doit correspondre aux "10" de la planche) et leur pochette. J'ai aussi placé l'auto-correction et sa pochette. J'ai plastifié puis découpé. J'ai ensuite collé les pochettes (après les avoir "incisées" pour faire l'ouverture) avec de la colle forte universelle, tout en bas de la planche.

La pochette à chiffres


   Pour l'instant elle convient bien, mais j'ai peur qu'elle finisse par se décoller avec le temps et les utilisations répétitives. Si je dois la refaire, je pense que je la ferai légèrement plus grande. 

La barre d'auto-correction 


   Grand Souriceau, pour s'auto-contrôler, n'a qu'à faire glisser la barre en dehors de la pochette. Soit au fur et à mesure qu'il place ses chiffres sur la planche, pour contrôler pas à pas ; soit d'un seul coup, une fois l'exercice fini.
 Allez...même si elle n'est pas purement "académique", j'en suis quand même plutôt fière :-) Et comme j'ai une autre planche de taille identique, je procéderai de la même façon quand nous aborderons la 2ème table de Seguin -mais chaque chose en son temps...!

dimanche 21 avril 2013

Pochettes pour cartes de nomenclatures

   D'abord, commençons par rendre à César ce qui est à César : l'idée ne vient pas de moi mais d'une maman dont j'adore le blog : L'école des amours !! J'ai essayé plusieurs façons de faire, mais aucune ne me convenait vraiment. Jusqu'à ce que je tombe sur celle-ci : c'est juste ce qu'il fallait. Alors encore une fois : un grand merci !
   C'est tellement simple et rapide qu'à présent toutes les pochettes de nomenclatures sont faites ainsi,  tout comme les pochettes des activités et jeux fait-maison.
   
Voici donc LA méthode, en images

Matériel nécessaire :
- 1 feuille cartonnée format A4 (ici nous avons une couleur par thème)
- une plastifieuse (et des feuilles à plastifier)
- une règle
- un cutter 

Marche à suivre :

Plier la feuille, dans la longueur, à peu près aux deux tiers. 

Plier une petite partie à droite.
Plier la partie de gauche de façon à obtenir deux parties égales.

Mettre la feuille dans une pochette à plastifier.
(sans oublier d'insérer la photo de couverture)
 
 Plastifier.

 Petit Souriceau adore aider à plastifier !

Une fois la feuille plastifiée, couper le surplus.

A l'aide d'une règle, marquer à nouveau la pliure.

Au cutter, "inciser" la pochette pour faire une ouverture.

(essai pour la largeur de l'ouverture...)
Inciser les trois parties.

Et voilà le travail : 


Les pochettes sont fermées à l'aide d'un élastique.
 
Tout bête mais superbement bien pensé !

mardi 16 avril 2013

Taguée !

   Ce week-end, nous étions en France ! Et comme ça fait du bien de voir la famille et de communiquer de façon "fluide" en français, sans réfléchir deux minutes avant chaque mot ou avoir un mal de crâne après une conversation de cinq minutes... Nous ne sommes restés que trois jours, mais avec le beau temps de dimanche, même si ce fut court, nous avons vraiment apprécié !
   Ce mardi matin donc, en allumant mon ordinateur, je vois que j'ai été taguée !! Ce qui veut dire qu'une maman blogueuse m'invite à dire sept choses sur moi. Cette maman, c'est Clotilde, du blog Chanteclerc...Apprendre dans la joie. Alors je lui dis merci...et je me lance ! 


1°) je suis tombée enceinte de Grand Souriceau trois mois après ma rencontre avec le futur papa et je n'avais que 21 ans (petit souci de pilule). Tout le monde aurait pu me dire : "mais tu es folle, tu le connais à peine ! et tu es toute jeune, etc." Mais non ! Ma famille, mes amis, me connaissent si bien et me font tellement confiance qu'il n'y a eu que des réactions de joie et de soutien. Et ça je n'oublierai jamais.

2°) toujours pour parler de la famille, je n'ai AUCUN point commun avec mon mari. Il n'ouvre jamais un livre, je suis une grosse lectrice. Il bosse dans les jeux vidéos et adore les nouvelles technologies, tandis qu'après de nombreuses années d'expérience, je n'ai pas encore tout compris à Word. Il fume, boit et ne mange pas très équilibré, je ne bois pas, je ne fume pas, et je ne jure que par le bio, sans produits laitiers et principalement sans gluten. On ne regarde pas les mêmes films, on n'écoute pas la même musique. Et pourtant...nous nous aimons. Ce qui nous lie, ce sont des valeurs communes, une certaine philosophie de la vie. Et surtout l'humour !!! Je le fais rire, il me fait rire, et ça, ça n'a pas de prix.

3°) petite, je voulais être être vétérinaire pour les kangourous, puis en grandissant : décoratrice d'intérieur, chef cuistot, danseuse professionnelle, nutritionniste, interprète en japonais, projectionniste, naturopathe...Finalement -pour l'instant- je suis maman à plein temps et je n'échangerai ma place pour rien au monde !

4°) j'adooooooooore lire. De tout. Et particulièrement les livres d'histoires qui retracent les mœurs et les modes de vie (ex. : l'histoire du propre et du sale, l'histoire de la beauté, la vie des Indiens d'Amérique, etc.) Avec les années, les livres se sont accumulés. A la maison nous avons maintenant deux grandes bibliothèques et surtout celle-ci, que j'ai enfin pu réaliser (car ça y est, j'avais assez de livres de chaque couleur !) :

 

5°) je n'ai pas mon permis. Au grand dam de mon mari ("mais tu te rends compte, s'il m'arrive quelque chose...!") Aussi je vais devoir le passer...mais passer mon permis en allemand, je ne le sens pas trop pour l'instant :-)

6°) tout le monde ou presque a un tic de langage. Voici le mien : je commence souvent mes phrases par "De 1....et de 2..." Car j'ai toujours au moins deux choses à dire !

7°) j'aime beaucoup la lenteur. Ce n'est pas toujours un mal -surtout dans le monde actuel- mais j'avoue que j'ai parfois la sensation de ne pas en faire assez dans une journée. Je tends de plus en plus vers un équilibre, mais je ne l'ai pas encore trouvé.

   Maintenant, je dois passer le relais ! Chose par forcément évidente car je suis relativement nouvelle dans la blogosphère et pas forcément très active (sur mon blog et sur celui des autres). Voici quand même ma liste, de dix blogs seulement ; normalement aucune d'entre vous n'a déjà été taguée...si c'était le cas, vous m'en voyez désolée :-).  Donc, voici la liste...(des blogs que je suis et que j'apprécie) :










mercredi 10 avril 2013

Premiers mots

   Je parlais, dans le précédent message, du nouvel intérêt de Grand Souriceau pour le plateau de sable, et plus particulièrement pour l'écriture. Cet intérêt ne se dément pas et hier il a écrit son premier mot !
   Avant d'attaquer l'écriture (alphabet mobile, dictée muette...) l'enfant doit maîtriser au moins une quinzaine de lettres. Je ne dirais pas qu'ici l'écriture n'était donc pas d'actualité, car l'écriture prend beaucoup de place chez nous (les enfants me voient souvent écrire, on envoie des lettres,  nous lisons beaucoup...) mais disons qu'il n'est pas encore temps de mettre en place l'apprentissage de l'écriture. Pour l'instant Grand Souriceau doit maîtriser les lettres qu'il connait et en apprendre de nouvelles : c'est l'objectif. 
   Pourtant, souvent, je le voyais prendre une feuille et se mettre à "écrire en cursive".

 
 (il n'écrit pas de "vraies" lettres 
mais s'entraîne plus à l'écriture en continu)

   L'envie d'écrire a toujours été là, se manifestant avec plus ou moins de vigueur selon l'intérêt du moment. Mais plusieurs fois avec mon mari nous l'avons entendu râler parce que nous savions écrire et pas lui ! Grand Souriceau a tendance à croire que nous savons car nous sommes grands, et non pas parce que nous avons appris. Bien évidemment je lui explique que je sais lire et écrire parce que j'ai appris et non pas parce que je suis adulte. Je lui explique aussi que pour savoir faire quelque chose il faut d'abord prendre le temps d'apprendre : c'est un peu le "on n'a rien sans rien". Je lui dis même qu'il y a des choses que les enfants savent (faire) que moi je ne sais pas. Là il comprend très bien et donne lui-même l'exemple : "Parce exemple moi je sais très bien dessiner et toi tu dessines mal !" Comme il a parfaitement raison, j'approuve l'exemple :-)
   Alors hier, quand il s'entraînait une énième fois sur son plateau de sable, il s'est mis à me poser des questions :
"- Là tu vois maman j'écris.
- Oui tu écris.
- Ah j'écris pour de vrai ?
- Oui regarde, tu as écrit un r.
- Et ben tu vois, je sais écrire maintenant.
- Tu sais écrire oui.
- Mais je sais écrire des mots aussi !
- Des mots aussi ?
- Quels mots je peux écrire ?
(là...petit moment de solitude...J'étais tiraillée entre sa demande -les yeux plein d'attente- son niveau, et l'ordre d'apprentissage. Il ne faut pas griller les étapes...mais aussi saisir les moments propices...J'étais un peu perdue...)
- Quelles lettres tu sais écrire ?
- Des mots j'ai dit.
- Oui mais les mot s'écrivent avec des lettres. Quelles lettres tu connais ?
- aaa, ooo, ccc, lll, rrr, iii...RI ! (et là je remercie le hasard qui lui a fait prononcer les lettres dans cet ordre !!)
- Voilà, ri.
- Je sais écrire du riz maintenant !
- Tu veux l'écrire sur ton plateau ?"

Voici la réponse en image :


   Ses yeux brillaient de fierté ! C'était un moment magique. Autant pour lui, qui parvenait enfin à écrire un mot "comme les grands" que pour moi, qui put constater qu'il avait compris le mécanisme de l'écriture. Et là, il fit une chose vraiment mignonne (ces petits moments qui font que vous n'échangeriez votre place de parents pour rien au monde) il a voulu m'écrire ma liste de courses :-)  Il a donc pris une feuille, et a à nouveau écrit "ri".

 

   Puis il m'a demandé ce dont j'avais besoin (toujours le même dilemme : c'est trop tôt, mais il est en demande...) En m'en voulant avant même d'ouvrir la bouche, je lui ai dit le premier mot qui me venait avec les lettres qu'il connaissait : un lit. Et Grand Souriceau d'enchaîner, en décomposant le mot : "un lit, llliii, ben c'est un lll et un iii !" Il a écrit "li" puis m'a encore demandé ce que je voulais. J'ai dit "un rat". Même procédé : il a décomposé le mot puis a trouvé les bonnes lettres, toujours empli de fierté ! Il m'a dit : "Encore une chose !" J'ai répondu que c'était la dernière, car après se serait trop lourd à porter  :-) Je n'avais plus vraiment d'idées :
"- Du caca.
- Du caca ? Tu vas pas acheter du caca c'est dégoûtant.
- Oui tu as raison, attends je vais réfléchir à autre chose.
- Si du caca !"

Et hop ! le voilà qui écrit caca

Le "r" du "ra" n'est pas très reconnaissable...
Sur l'autre feuille (à sa gauche) il a écrit les lettres qu'il
connaissait, mais sans chercher à écrire de "vrais" mots.

   Ce fut vraiment un beau moment ! Il était si fier, si heureux...! Pourtant pour moi l'apprentissage de l'écriture-lecture doit se faire de façon bien ordonnée (chaque chose en son temps) aussi j'éviterai au maximum que ses demandes de "dictées" se reproduisent. Nous restons sur l'apprentissage et la maîtrise des lettres, en prenant notre temps. Il me fallait juste saisir l'occasion pour lui montrer que l'on apprend en apprenant, et non pas parce qu'on est grand !

Et voici ma liste de courses, écrite par Grand Souriceau, bientôt cinq ans :

Plateau de sable

   L'avantage du tableau noir où il faut écrire à la craie, c'est que l'enfant ne reste pas focalisé sur son erreur. Si la lettre (ou le chiffre, ou la forme) qu'il a dessiné ne lui convient pas -ou lui convient mais il voudrait la réécrire- il n'a qu'à effacer et recommencer. Contrairement au papier, où l'erreur -s'il y en a une- est encrée, le tableau noir permet de ne pas avoir ce sentiment d'échec irréparable. Avec le tableau noir, on a la droit à l'erreur, on a le droit d'essayer à nouveau, on peut faire et faire encore, s'exercer, améliorer son geste. C'est un mélange d'auto-correction et d'entraînement par la répétition.
   Le plateau de sable agit de la même façon que le tableau noir. Il permet à l'enfant d'effacer et de  recommencer, une possibilité qui maintient intact sa motivation ! Je me souviens de mes années au collège, où certains élèves, en très grande difficulté, récupéraient leur dictée toute barrée de rouge, avec des notes comme "0 moins 20 fautes". Et je me dis maintenant qu'ils devaient vraiment se sentir mal et que c'était la meilleure façon de faire pour les dégoûter à tout jamais d'apprendre. S'ils avaient eu la possibilité, la chance, de pouvoir essayer, essayer encore, sans voir ce rouge marquer leurs fautes, je suis sûre que certains d'autres eux auraient repris goût à l'écriture, l'orthographe, la conjugaison...Mais je m'égare ! Le plateau de sable donc ! 
   Grand Souriceau, qui ne jurait que par les mathématiques il y a quelques temps, n'est intéressé que par l'écriture ces derniers jours. C'est donc avec un immense entrain qu'il s'est installé devant son plateau. Il a commencé par reproduire des formes.

 Il suit la forme (il le fait parfois en fermant les yeux).

Puis la reproduit dans le sable.

Ensuite il secoue légèrement son plateau de gauche à droite :
la surface est à nouveau "vierge". 
Il continue, en changeant de forme.

Et après le doigt, la baguette chinoise !

   Une fois les formes reproduites un bon nombre de fois et voyant qu'il voulait encore se servir de son plateau, je lui ai proposé de reproduire les lettres qu'il connaissait. Il fut tout de suite partant. Je lui montrais une lettre, il la nommait (le son) puis je la posais à côté de lui. Il la touchait puis la reproduisait, avec les doigts, dans le sable.
  

 

  Et quand je le voyais mécontent d'une lettre, effacer et recommencer, jusqu'à ce qu'il soit satisfait, je ne pouvais m'empêcher de  penser que c'était là une des meilleurs façons d'apprendre à écrire. Il est resté au moins trois-quart d'heure sur ce plateau de sable, chose rarissime car habituellement il reste rarement plus d'une demi-heure sur chaque activité. 
   Petit Souriceau aussi voulait son plateau de sable. Celui de Grand Souriceau est au départ un "petit jardin zen" : les bords sont assez hauts, le sable très fin, et je ne m'en servais plus beaucoup, c'était donc le plateau de sable tout trouvé ! Celui de Petit Souriceau est plus artisanal : j'ai pris un plateau carré aux bords assez hauts et du sable grossier, que j'ai mixé et passé à la passoire fine (sur la photo il est encore un peu trop "grossier" à mon goût, je l'ai donc remixé depuis). Toujours par imitation, Petit Souriceau a voulu reproduire des formes lui aussi. Il en a fait quelques unes mais a vite fini par faire des "dessins libres".


D'abord le carré.

 Puis le cercle.

 A la baguette chinoise.

 Et des motifs plutôt travaillés...

 Avec les deux mains !

Et à la fin, on ne dessine plus rien, on joue !

   Je l'ai dit et je le dis encore : le plateau de sable, comme le tableau noir, est à mon sens indispensable pour l'apprentissage de l'écriture. Il sert autant pour les lettres que pour les chiffres ou les formes. Et en plus de l'intérêt du côté "effaçable" dont je parlais en haut de ce message, c'est un moyen de plus de faire entrer le sensoriel dans les apprentissages de l'enfant. Simple, mais indétrônable !

mercredi 3 avril 2013

Séries de graphismes et lettres cursives

   Je ne suis pas spécialement fan des "séries de graphismes" mais Petit Souriceau adore ça ! Il ne se lasse pas de reproduire et reproduire encore un même "signe", une même "forme". A chaque fin de lignes, j'ai droit à "Est fort mien !" (traduction : "je suis fort moi !") tant il est content de ce qu'il vient de faire. Même si ce n'est pas ainsi que j'aimerais qu'il travaille ses gestes, je ne peux que l'encourager si lui se sent à l'aise avec cette façon de faire. Et cela n'empêche pas de travailler à côté avec les formes à dessin, les graphismes rugueux et l'utilisation du plateau de sable et du tableau à craie pour faire, effacer et faire encore. 
   Voyant son petit frère absorbé par son activité, Grand Souriceau a voulu faire la même. Lui qui d'habitude déteste ça -il préfère créer- s'est pris au jeu et n'a pas levé l’œil une seule fois avant d'arriver au bout de sa page. Évidemment, ses séries étaient plus complexes que celles de son petit frère.

   J'ai souvent des fiches prêtes à l'emploi, histoire de ne pas être prise au dépourvu si Petit Souriceau m'en demande. Or il en demande souvent, et hier et bien...j'ai été prise au dépourvu ! J'ai donc fait au plus vite (il est assez impatient quand il demande une activité) en traçant moi-même lignes et modèles. Idem pour Grand Souriceau, qui lui n'a jamais de fiches préparées vu qu'habituellement il n'est pas attiré par ce genre d'exercices. 

 Petit Souriceau

Grand Souriceau

   Une fois sa page finie, Grand Souriceau a pris une feuille, y a collé une gommette ronde et a fait des cercles tout autour. Et cette fois, c'est Petit Souriceau qui a joué au recopieur ! 

 Grand Souriceau

Petit Souriceau

   Ensuite, Petit Souriceau a voulu dessiner un arc-en-ciel et un soleil. Il commence tout juste à "dessiner", avant il ne faisait que "gribouiller". Je ne lui donne aucune directive, et à part s'il me le demande, aucun modèle. Il est assez observateur pour savoir comment faire (surtout avec le grand frère à côté qui le booste énormément).

 L'arc-en-ciel

 Le soleil

   Ils ont des feuilles blanches à disposition, mais ce nouveau cahier lui a énormément plu ! Je pense que malgré le nombre important de pages, il risque d'être vite rempli !

   Petit Souriceau est ensuite allé joué tandis que Grand Souriceau a voulu travailler les lettres cursives. Dans notre bibliothèque d'activités se trouve toujours un plateau "lettres cursives". Il comprend les lettres rugueuses que Grand Souriceau est en train d'apprendre, deux feutres (couleur "consomme" et "voyelle") ainsi que des feuilles avec des lignes pour qu'il puisse s'entraîner à l'écriture. Les lignes de ces feuilles ne sont pas là pour "poser" la lettre dessus, mais juste pour l'aider à faire des séries droites. 


   Grand Souriceau a décidé de faire le "c". Et ce qu'il adore : les tracer de plus en plus petits : 

  
   Toujours pour travailler l'écriture, nous nous sommes ensuite servis d'un grand tableau blanc effaçable et le but du jeu était d'écrire le plus grand possible la lettre que je lui montrais. 



   Il n'arrêtait pas de me dire qu'il était un géant vu qu'il était en train d'écrire comme un géant. Cette activité lui a bien plu (comme tout ce qui sort du pur "académique") et lui a permis encore une fois de consolider ses acquis. Et pour la première fois, il m'a demandé une nouvelle lettre ! Ce qui n'était encore jamais arrivé : c'est toujours moi qui en introduit une nouvelle quand ils maitrisent celles déjà vues. Son choix s'est porté sur le "g". Nous avons prononcé le son, puis il a suivi la lettre rugueuse avec ses deux doigts et l'a écrite sur le tableau (plutôt très bien pour une première fois...j'en étais étonnée !) : 


   Grand Souriceau a ensuite rejoint son frère pour aller jouer ! Après une bonne après-midi de travail, c'est toujours bon de faire les fous-fous entre frères !!